Alors bien sûr le climat et les effets du Co2 nous préoccupent, mais le chômage et les SDF en France ne cessent de croître alors que nos impôts augmentent pour éponger des milliards de déficits de spéculation des anciennes banques d'état.

Ces quelques groupes oligopolistiques remettent le couvert sans hésiter d'ailleurs, en spéculant comme jadis sur les crédits versés, les jolis packs d'assets garnis, avec la caution de l'emprunt d'état non sur leur tête mais la nôtre, voire celle de nos enfants.

Une lourde responsabilité pèse désormais sur les banques du monde entier qui ont bénéficié d'aides massives de l'Etat. Parfois pour financer des pubs à la télévision... ou la dette incroyable de Dubaï. On estime l'exposition des banques européennes à 13 Milliards € envers les conglomérats d'état de Dubaï. La récente cessation de paiement a refroidi les marchés européens.

... J'espère que le micro-crédit va se développer, je rappelle que le numéro un mondial est indien, car aujourd'hui 3 milliards de personnes dans le monde n'ont aucun accès a aucune forme de crédit ou carte bancaire, même minuscule. Et seulement 150 millions de personnes (c'est très bien par rapport à zéro il y a quelques années, mais un peu faible) sont un peu couvertes avec ces micro-emprunts, dans les pays en voie de développement. Je ne parle même pas des ghettos en béton au pays de Shakespeare, Molière, Smith... C'est devenu une variable de relance encore petite, mais probablement grande à long-terme.

Car oui, il suffit parfois de pouvoir dépenser 30/50 € pour un équipement ou une machine dans un pays en voie de développement ou un quartier pauvre, pour rembourser ce tout petit prêt : les taux de remboursement du micro-crédit ne sont pas très rapides ni élevés, comme ceux de l'ONG française Planet Finance, ils sont juste bons : malgré les délais un peu allongés de ces prêts locaux, les taux de "faillite" des personnes qui utilisent ce moyen sont en fait très faibles : les familles plutôt pauvres et peu formées prouvent souvent leurs capacités, ce qui démontre un grand potentiel à développer. Avec une exposition bien plus faible que des packages financiers qui peuvent parfois contenir des valeurs "toxiques". Dans cette gamme, tout est valeur réelle, mais à petite échelle.

Ce qui est aussi un pied de nez à pas mal de "biens-pensants" car les banques d'état des deux côtés de l'Atlantique ont perdu beaucoup de crédibilité auprès du grand public occidental. Alors, plutôt que spéculer sur le poids de la paille tiède ou l'indice de construction européen, je recommande plutôt d'investir une petite part de portefeuille dans les institutions de micro-crédit. Ce qui constitue par ailleurs le geste citoyen n°2 de ce blog après le prêt de puissance de calcul, notamment contre la faim, le sida, et pour l'amélioration de la compréhension des gènes.

Enfin concernant le débat sur l'identité nationale qui ne sert à rien, je me dois de commenter car la famille a été un peu versée dans la politique. L'Islam est la 2ème religion de France et personne ne peut contester ce fait. Toutefois, toutes les régions françaises ont subi des "pertes" culturelles face à la centralisation de Paris sous le dictat de la laïcité, principe de la 5ème République et depuis.

Comme disait une député du Nord cette semaine, "nous allons venir avec le chapeau traditionnel de la région du Nord si c'est ainsi" au Parlement. Je ne vois aucune raison de changer les règles de la République pour le motif du voile, quel que soit le respect que l'Etat doit avoir pour ladite religion.

Le principe de notre République démocratique est l'égalité, aussi chacun se doit d'être sur le même pied d'égalité et notamment vestimentaire pendant les heures de cours. Notre pays n'est pas très autoritaire de ce point de vue si l'on compare au costume british ou japonais obligatoire en cours, alors je pense qu'il ne faut pas exagérer ce débat. Le reste ou le privé ne nous regarde absolument pas, mais je pense que pendant le temps d'enseignement de la République, qui est gratuit, on ne peut pas faire d'exception car sinon on doit laisser la porte ouverte à toutes les exceptions.

C'est en somme le principe de Jaurès qui a fondé les bases de l'Education Nationale, est-il nécessaire de le rappeler qui est de bonne qualité, équitable entre les garçons et les filles, en France tout comme chez nos voisins européens. Et la dessus je vais citer un témoignage d'un prof qui disait au niveau BAC+2 j'ai un problème tout bête mais : "...à l'épreuve orale, je n'arrive pas à distinguer une élève voilée d'une autre. c'est un problème... car une partie de la note de l'année se joue sur l'oral" très simple et pratique comme problème pour un prof. Que doit-on lui répondre ?

Mais la stigmatisation d'une communauté aussi importante, vibrante et intégrée que l'Islam français est insultante : indépendamment de notre religion personnelle, nous nous devons de la défendre car elle fait partie intégrante de notre culture globale, avec toutes les régions, etc.

Toutefois, je pense que ce n'est pas le sujet dans ce cas présent, le port du voile en cours. Je pense juste en cours non pas le voile, car les religions "paiennes" des régions n'ont pas eu ce droit : en dehors des cours ou la cour de récré : tout ce qu'on veut. C'est mon simple avis, qui rejoint le principe de laïcité de la République et Jean Jaurès, avec une grande tolérance quand même, c'est une religion d'Etat (ou qui devrait l'être si elle ne l'est pas, je ne sais pas trop en fait). Pas besoin de faire grand cas disciplinaire d'un signe religieux au collège ou lycée : il faut l'enlever en cours, c'est tout.

On pourrait dire que cela fait partie des devoirs du citoyen car c'est inscrit dans la Constitution; cela viole les règles d'une religion certes, mais toutes les religions doivent se plier à cette règle sur le sol français. C'est valable également pour la petite communauté Sikh hindouiste qui a fait parler d'elle il y a quelques années mais c'est une religion mineure en termes de fidèles, par rapport à l'Islam français : il n'y a aucun caractère discriminatoire si l'on applique la règle à tous et toutes.

C'est un avantage du système français, qui de ce point de vue ressemble beaucoup au système néerlandais ou belge.