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Il y peu, je pestais ici même contre les abus et dérives des DRM, surtout dans un contexte de plus en plus flexible, ouvert, et intégré sur le net.
Et bien j’ai trouvé un nouvel ami prénommé Philippe Astor sur le bog de ZDNet, qui n’y va pas avec le dos de la cuillière je l’avoue.
Et pour cause : comment des milliards d’êtres humains pourraient accepter de regresser en qualité de service après avoir connu plus simple, plus efficace, et sans souci ? Rien que l’idée de DRM pour la musique me paraît surrannée en 2007 (pour la vidéo et notamment la VOD par contre je comprends sa nécessité).
Toute cette criminalisation autour du peer-to-peer a toujours superbement niée le fait que la faute incombe en premier lieu aux Majors, qui n’ont jamais cherché à comprendre comment et pourquoi :
- il était possible de mieux satisfaire leurs clients en distribuant sur le net
- il était forcément possible de “regagner de la part de marché au peer-to-peer” : il “suffisait” de créer un service utile et attractif pour les clients
Récemment ce sont Virginmega (5 millions de titres téléchargés en 2005) et la Fnac qui ont annoncé le début d’une offre de téléchargement de musique MP3 sans DRM (sans aucune protection), mais ils existent des sites et labels indépendants dont tout le catalogue est déjà sans DRM sur le modèle des Etats-Unis (Emusic, mais dans ce modèle ce sont uniquement des indépendants pour raccourcir la chaîne de valeur et contourner le cartel des Majors). Les ventes de musique en ligne vont donc pouvoir commencer à réaliser leur grand potentiel en France.
Même Bill Gates n’y croit plus et je cite : “DRM causes too much pain for legitmate buyers”. Pire, voici son conseil à court terme : “People should just buy a cd and rip it. You are legal then.”
C’est quand même incroyable de la part de l’apôtre absolu des DRM, non ?
En conclusion, je fais une parenthèse technique pour préciser que je suis contre les DRM sous la forme que nous connaissons dans la musique, mais il existe en fait 2 types de DRM : intrusif (la solution choisie par la plupart des acteurs) ou permissif.
Personnellement et malgré mes réticences, je ne serais pas contre un système permissif qui ne me limite pas du tout dans ma façon de consommer de la musique, mais qui enregistre toutes les copies, utilisations que j’en fait de façon transparente : c’est rendu possible via le Watermarking, une sorte de code-barre inaudible au sein du fichier. Et par exemple, on pourrait imaginer une facturation supplémentaire de la chanson si je fais plus de 100 copies du fichier par tranche de 15 jours. Mais là encore les Majors ont eu faux sur toute la ligne.
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